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Je suis un jeune étudiant à l'iufm de nancy, preparant le concours de professeur des écoles, licencié en droit, conseiller national de Debout la République.
A l'heure où le peuple français se réapproprie les urnes et ses acquis d'usager dans une votation citoyenne pleine de sens, le gouvernement tente de vendre un autre service public, autrement plus sensible aux dérives de ce genre: l'Education Nationale. La formule n'est pas de privatiser tel ou tel établissement scolaire, mais de rémunérer les élèves lycéens pour leur assiduité. Avant Jules Ferry, l'école était payante, réservée à un lot de privilégiés. Au début du siècle dernier, l'école est devenue gratuite, laïque, publique. Porte d'entrée de la République, elle préparait les élèves à être des citoyens éclairés par une culture la plus générale possible et un esprit critique hérité de nos pères humanistes et des Lumières. Aujourd'hui, avec l'essai de ce dispositif dans 3 académies, c'est la dérive vers une "école-magasin" qui s'annonce, où les élèves iront à la quête du savoir, comme leurs mères prendraient, en fonction du prix, un paquet de riz cantonnais au rayon surgelés pour […]
Mais de qui se moque-t-on? Voilà que le patron de France Telecom propose une plus grande formation au management de ses cadres pendant le ministre du Travail annonce lui la mise en place d'un numéro vert sur les risques psychosociaux pour réagir à la série de suicides chez France Telecom! Le suicide d'un salarié qui a passé la moitié de sa vie dans une entreprise, pendant longtemps émanation de l'Etat (puisque la téléphonie a pendant longtemps été un service public) n'est-il plus qu'un risque psychosocial? Le travail et la dimension humaine ont-ils tellement perdu de leurs valeurs dans le monde de l'entreprise que la perte d'un salarié ne constitue plus qu'un risque auquel des managers sauront répondre avec toute leur science? Les questions de fond se poseront-elles vraiment dans ce pays? N'est-ce pas parce que les salariés sont dégoutés de voir une oligarchie de dirigeants et d'actionnaires capter des parts majeurs des richesses produites par ses travailleurs que le climat social […]
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