Lundi 19 octobre 2009
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Edvige au placard, le Ministère de l'Intérieur publie dans le journal officiel d'un dimanche planqué entre différentes polémiques (Polanski, Mitterand, Prince Jean...), deux décrets portant création de traitements
de données à caractère personnel relatif à la prévention des atteintes à la sécurité publique.
L'article 1 du premier de ces décret dispose:
Le ministre de l'intérieur est autorisé à mettre en œuvre un traitement de données à caractère personnel, intitulé «Prévention des atteintes à la sécurité publique», ayant pour finalité de
recueillir, de conserver et d'analyser les informations qui concernent des personnes dont l'activité individuelle ou collective indique qu'elles peuvent porter atteinte à la sécurité
publique.
Ce qui s'est passé à Poitiers récemment est extrêmement grave. Est ce pour autant la raison pour justifier la mise en place de mesures aussi attentatoires aux libertés publiques que
celles ci-avant exposées?
Derrière cette notion d'atteinte potentielle à la sécurité publique par son activité individuelle ou collective, n'ouvre-t-on pas la porte aux pires excès, justifiant l'inscription sur
ces fichiers de n'importe quel quidam ayant une activité syndicale ou politique?
Un tourbillon de scandales
La rentrée est donc ainsi gérée par le gouvernement que le pouvoir semble emporter le peuple dans un tourbillon de scandales dont les tempêtes successives se nomment Roman Polanski, Fredéric
Mitterand, Jean Sarkozy, et maintenant Edvige 2 (car c'est de ça dont il s'agit réellement).
Poussant le peuple à une véritable vigilance républicaine, à l'instar de l'appel lancé par Marianne il y a quelques mois, le gouvernement use de l'arme de la communication avec un talent pareil à
son cynisme.
Frederic Mitterand s'enlise dans ses affaires de moeurs, qu'on le sauve en annonçant la candidature de Jean Sarkozy, fils cadet du président de la République, à la tête de l'établissement public
gérant le premier quartier d'affaires européen.
Jean Sarkozy a du mal à se défaire des critiques de l'opinion publique, qu'on ressort un vieux démon des placards de la sécurité: Edvige.
Entre temps, David Douillet gagne une législative partielle dans les Yvelines. Frederic Lefebvre, porte porale de l'UMP (Unité derrière la Mascarade du Pouvoir), joue alors les avocats du diable,
et porte le cynisme en étendard, en saluant cette victoire comme étant un message des français adressé à l'encontre des attaques médiatiques à répétition contre le Président de la République.
C'est oublier, Maître Lefebvre, qu'il existe aussi dans ce genre d'élection partielle, une part non négligeable de vote pour une personne plus que pour un parti. Or, inutile est de préciser
combien la personne de David Douillet signifie quelque chose pour les français.
De plus, Monsieur le Député, une simple lecture cursive de la blogosphère vous indiquera que votre analyse de l'opinion publique au sujet du gouvernement est quelque peu erronée.
Quant à vous, chers lecteurs, rendez-vous au prochain scandale qui permettra au gouvernement de se sortir de celui amorcé par Edvige 2.
Bon courage d'ici là! Et n'hésitez pas à laisser des commentaires!
Par Cédric PREVOT
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Publié dans : Affaires Interieures
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