Mardi 10 novembre 2009
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Depuis ma plus tendre enfance, je vis avec l'information quasi-quotidienne d'attentats terroristes en Israël ou en territoires palestiniens, avec l'image lors des journaux télévisés d'enfants
jetant des pierres ou de maisons dévastées, mais surtout avec l'incroyable sentiment d'un fatalisme ambiant selon lequel rien ne pourra jamais régler ce différend apparemment éternel entre arabes
et juifs du Proche-Orient.
Il serait pourtant un aveu de faiblesse que de souscrire à ce fatalisme, une atteinte à la mémoire d'hommes tel qu'Yitzhak Rabin que de ne rien tenter de faire ou de proposer pour tendre enfin à
une paix dans cette région du monde. "Nous sommes destinés à vivre ensemble sur le même sol et la même terre..." affirmait pourtant l'ancien premier ministre israëlien susmentionné lors de
son célèbre discours de Washington, marquant la conclusion des "accords d'Oslo 1".
Autant qu'elle en a les moyens, et à sa place, la commnauté internationale doit donc offrir aux deux acteurs israéliens et palestiniens, les moyens de s'entendre durablement sur un territoire
riche d'histoires et de cultures, appelé d'ailleurs dans certains livres d'Histoire du secondaire "carrefour de l'Humanité".
De création relativement récente, l'Etat d'Israel ne devrait plus avoir à justifier son existence, sa légitimité juridique. Se pose en revanche le problème de ses frontières. De la même
façon, la Palestine représente un territoire et un peuple qui ont un passé, avant même le mandat britannique (1918-1948); l'avènement récent d'une autorité palestinienne (en 1996) lui
offre en plus une légitimité politique, un moyen de coercition quasi-étatique qu'il conviendrait selon moi de poursuivre pour tendre ni plus ni moins à la création d'un Etat palestinien. Deux
Etats doivent donc coexister côte-à-côte: Israël et la Palestine.
Deux problèmes se poseront alors: Jérusalem et les frontières.
La forte imprégnation religieuse des deux Etats, à tendance quasi théocratique, cristallise un bon nombre de rancoeurs et de luttes sur la ville de Jérusalem, ville sinon sainte, importante
des trois grandes religions monothéistes.
Pourquoi alors ne pas faire de cette ville, théatre depuis de trop longues années de guerres fraticides entre deux peuples qui sont, doit-on le rappeler "destinés à vivre ensemble
sur le même sol et la même terre", une capitale mondiale de la paix, sous protectorat des Nations Unies?
Sur le plan de la délimitation des frontières, pourquoi ne pas mettre autour de la table les deux principaux acteurs ainsi que leurs voisins directs par ailleurs pour la
plupart membres de la Ligue Arabe?
Dans le cadre d'une Assemblée Générale de l'ONU, puisqu'il semble qu'une majorité d'Etats ne soit pas totalement hostile à la création d'un Etat palestinien, seraient alors
discutés le principe de cette naissance d'Etat ainsi que l'établissement d'une capitale mondiale de la paix à Jérusalem.
Si un accord venait à être trouvé, ce pourrait être la Ligue Arabe dont les membres devraient surtout agir en arbitre qui pourrait engager un débat sur la délimitation des
frontières, l'ONU et plus précisément les membres du Conseil de Sécurité ayant surtout alors un rôle d'observateur.
Si là encore, ces travaux devaient aboutir à une décision d'Etats, elle devrait être entériné, validé par un vote référendaire des électeurs israéliens et palestiniens, le même
jour, sur la même question: êtes-vous favorables à la création d'un Etat palestinien et à l'établissement d'une capitale mondiale de la paix à Jérusalem?
De cette paix au Proche-Orient, il en va de la stabilité du monde, du droit du peuple palestinien à disposer de lui-même, du droit d'Israel à exister en tant qu'Etat, mais surtout de la
défense d'hommes de femmes et d'enfants palestiniens et/ou israéliens qui ne demandent qu'à vivre libre et en sécurité, aussi bien qu'un européen.
En effet, la mondialisation des comportements n'atteint pas que nos portefeuilles. Elle fait naître une aspiration de chaque être humain à vivre dans un monde libre. Or, en cette heure où
notre nation se pose la question de son identité, il ne faut pas oublier qu'il "existe un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du Monde" (G. De Gaulle)
pour toujours se poser le défi d'une paix durable et universel.
Par Cédric PREVOT
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Publié dans : Affaires Etrangeres
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Toute tentative de l'imposer dans un pays hormis la voie souveraine a, dans l'histoire, toujours été voué à l'échec.