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Merci,
Je t'ai rencontré aujourd'hui pour la première fois alors que courageusement tu tentes depuis plusieurs mois de lancer ton affaire dans mon quartier.
Je t'ai dit alors qu'en plus de m'engager associativement, je faisais un peu de politique.
Je n'ai jamais voulu faire un mélange des genres. Et ce n'est qu'au comptoir de ton bar restaurant, que j'ai compris pourquoi je faisais tout ça!
Je t'ai dit pour qui je travaillais: pour Nicolas Dupont Aignan. Et tu m'as dit "Lui c'est un homme qui a des convictions; ça se sent!"
Tu as continué en disant: "Aujourd'hui, la République, ça nous manque! La République, les principes, les valeurs, les fondamentaux!"
Nous sortons de trois mois de campagne de terrain, une campagne au plus près des français, une campagne que tu as remarqué et pour laquelle tu nous as félicité.
Alors, quelle est la raison de cet engagement?
Le 21 avril 2002, je venais d'avoir quinze ans!
J'étais en Irlande, Grande Nation qui montrera six ans plus tard que Rien ne peut durablement se faire sans les peuples!
Les journaux titraient entre autre: "L"horreur entre en France!".
C'est en effet ce jour-là que Jean Marie Le Pen accèda au second tour de l'élection présidentielle.
J'aime la France. Je l'aime comme mon pays, ma patrie. Pas contre les autres mais pour nous. Je crois en cette grande nation, cette république rassemblée, cette terre pleine de
richesses naturelles, de paysages diversifiés, d'hommes au grand coeur et de talents qui ne demandent qu'à s'exprimer.
Jamais au grand jamais je ne laisserai le monopole de l'amour de la France aux extremistes! J'ai compris, dès l'âge de 15 ans, que je ferai de la politique pour cela:
Parce que l'on peut être modéré, humaniste même, républicain enfin, mais aussi aimer son pays d'un amour aussi sincère qu'il n'a que pour seul équivalent selon moi,
l'amour conjugual.
Il s'agit même d'un devoir si l'on ne veut pas à terme voir son pays sombrer dans l'indifférence la plus totale aussi bien aux yeux des autres grandes nations du Monde, que de ses
propres nationaux.
En tant qu'engagé politique, chacun selon sa place, on a tous au moins 4 devoirs vis-à-vis du peuple français: faire respecter la démocratie, garantir l'indivisibilité de notre République,
défendre son caractère social, et la laïcité.
Quand on trahit le peuple français comme ça s'est passée en février 2008 et la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne, copie conforme du Traité Constitutionnel Européen rejeté
courageusement trois ans plus tôt, on manque gravement au premier devoir!
Qu'un chef d'Etat se refuse à prendre à bras le corps un problème comme celui de la crise des DOM-TOM alors même qu'il a habitué les français à traiter directement beaucoup
d'autres dossiers, c'est révélateur d'un certain manque d'application s'agissant du deuxième devoir.
Qu'une nation voit fermer autant d'entreprises sur son territoire, que l'Etat dérèglemente autant les services publics avec la complicité instiguatrice de l'Union Européenne, c'est
manquer au troisième devoir.
Enfin reconnaître au curé une plus grande importance morale qu'à l'instituteur permet d'avoir de sérieux doutes quant au respect de la laïcité.
Lorsque la situation est à ce point critique, c'est aussi pour cela qu'il fait agir, agir ensemble, agir autrement.
C'est en enfin en s'inspirant du passé qu'on invente l'avenir. Alors, aujourd'hui, en ce 18 juin 2009, mesurons la marche du chemin qui nous reste à accomplir à Debout la République.
Soyons fiers et responsables.
Fiers du chemin que nous avons accomplis forts de ce constat lucide sur l'état de notre pays.
Responsables de ce que nous créons dans le pays.
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