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Je suis un jeune étudiant à l'iufm de nancy, preparant le concours de professeur des écoles, licencié en droit, conseiller national de Debout la République.
La décision de placer durablement la date du 11 novembre sous l'unique sceau de la reconciliation franco-allemande est, à mon sens, dangereuse. Cette journée commémorative est censée rappeller la mémoire des hommes des tranchées, ces soldats courageusement tombés pour la France, leur mère patrie, pendant la Première Guerre Mondiale. La France et l'Allemagne vivent aujourd'hui les plus belles relations pacifiques qui soient. De cette paix, notamment exprimé dans le Traité de l'Elysée, signé le 22 janvier 1963, entre le Général De Gaulle et Konrad Adenauer (alors chancelier de la République Fédérale Allemande), est né le noyau dur de la construction européenne. A de maintes reprises, que ce soit de manière plus ou moins symbolique (comme lorsque François Mitterand donne la main à Helmut Kohl pour commémorer le 70ème anniversaire de la bataille de Verdun), ou plus ou moins politique (comme lorsque Jacques Chirac et Gerard Schröder s'associent en 2003 pour s'opposer à l'intervention […]
Depuis ma plus tendre enfance, je vis avec l'information quasi-quotidienne d'attentats terroristes en Israël ou en territoires palestiniens, avec l'image lors des journaux télévisés d'enfants jetant des pierres ou de maisons dévastées, mais surtout avec l'incroyable sentiment d'un fatalisme ambiant selon lequel rien ne pourra jamais régler ce différend apparemment éternel entre arabes et juifs du Proche-Orient. Il serait pourtant un aveu de faiblesse que de souscrire à ce fatalisme, une atteinte à la mémoire d'hommes tel qu'Yitzhak Rabin que de ne rien tenter de faire ou de proposer pour tendre enfin à une paix dans cette région du monde. "Nous sommes destinés à vivre ensemble sur le même sol et la même terre..." affirmait pourtant l'ancien premier ministre israëlien susmentionné lors de son célèbre discours de Washington, marquant la conclusion des "accords d'Oslo 1". Autant qu'elle en a les moyens, et à sa place, la commnauté internationale doit donc offrir aux deux acteurs […]
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